| Cet
art est un peu trop rapidement qualifié d’art
« naïf » et pourtant d’un coup de
pinceau l’artiste donne vie à l’inexistant,
il réduit la mort à néant ; le peintre
haitien est un magicien qui enlève la misère
du ventre de l’enfant, la douleur des seins de la
paysanne, le visage ridé sous le joug du travail
s’illumine sous la couleur. Le peintre haitien se
joue du destin et le soleil brûlant est une brise
légère, le crie de souffrance un rire léger
dans la plaine…un illusionniste pas de place à
la souffrance et la mort, pas de place aux douleurs qui
ont marquées sont histoire : L’esclavage, la
faim, les différents despotiques qui l’on gouvernés.
Le rouge est un pétale de rose…
Mais
la peinture haitienne est cependant en danger…. »La
répétition en art est mortelle » en
Haiti la peinture est devenue mercantile, on peint, on peint
pour répondre à la satisfaction des marchands
; une fabrique à peinture par conséquent.
On peint, on peint en chaîne, mécaniquement
pour se nourrir. La création n’est plus qu’un
cadavre de nombreux touristes et la diaspora se rendent
–ils comptent qu’ils n’achètent
pas une œuvre mais la reproduction d’un artiste
moribond ?
De
1940 à 1950 , la peinture haitienne à une
position enviable sur le marché, mais de 1962 à
1972 les artistes haitiens sont confrontés à
un grande crise engendré par les bouleversements
politiques et économique. Au cours de cette période,
les touristes se font rare. De nombreux artistes disparaissent.
Mais à partir de 1972, c’est la reprise. A
nouveaux l’euphorie. L’art haitien retrouve
sa place de noblesse grâce à un petit groupe
de peintre résistant qui à sut lutter durant
les périodes noirs du gouvernement.
De
PORT – AU – PRINCE à New York, en passant
par le Canada, la peinture haitienne est à nouveaux
en vogue. Les musées, les restaurants et les arts
shops fleurissent. La côte des œuvres montent
et constituent la quatrième denrée d’exportation
en Haiti….
Mais
dès 1976-77 catastrophe ; doutes et suspicion s’installe
dans les esprits. Des questions sur l’authenticité
de certaines œuvres circulent ;
Les acquéreurs s’interrogent : Qu’achètent
–ils réellement ?
La
suite de notre article le mois prochain…
Source :
« La république Haitienne états des
lieux et perspective »
Gérard Barthélémy et Christian Girault
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