Depuis, sans modèle, sans maître,
Félix n'a jamais cessé de progresser, tout
seul. Là-bas, il vivait en organisant des barbecues
pour les voiliers de passage, vendait des citrons verts,
des Tee-shirts et ses petits tableaux. Il peignait aussi
des façades, enjolivait les silhouettes des tôles
de son enclos, promenait partout ses crayons et ses carnets.
Installé en banlieue parisienne pour l'amour de sa
fille Mimi, il continue à peindre à chaque
instant de liberté. Félix a essayé
plusieurs genres, mais revient toujours avec nostalgie aux
plages de son enfance. Grâce à lui, les murs
grisâtres d'Ile de France se couvrent de cocoteraies
et de crépuscules incendiés. Car il aime peindre
de grandes fresques autant que les toiles qui ouvrent comme
des fenêtres dans les appartements parisiens : des
fenêtres sur la mer, le ciel bleu et vent du large.
Style figuratif, coloré et sensible, collant aux
rêves d'évasion les plus simples.
Lise C. LAFOURCADE
|