| Le public
est restreint dans ses lecteurs, car seul 10 % de la population
peut être considéré comme lettrée.
On trouve plusieurs
journaux locaux et la presse étasunienne et française.
Parmi les journaux quotidiens, on trouve le
nouvelliste (depuis 1898), le plus
présent et surtout le plus complet (de plus en plus
épais avec quelques articles intéressants),
et le Matin, fondé en 1907 (5 gourdes),
également indépendant mais ne comportant le
plus souvent que huit pages, sur lequel on ne s'étendra
pas.
Publiés par la diaspora, Haïti
observateur
(édité à New York depuis 1974 et
distribué en Haïti au prix de 5 gourdes depuis
le 07 février 1986, date de départ de Jean-Claude
Duvalier), The Haïtien Times (le dernier venu
puisque lancé en octobre 1999, hbdomadaire publié
à New York et vendu 10 gourdes en Haïti, il
se veut le pont entre les Haïtiens ayant quitté
le pyas il y a plusieurs générations et ceux
qui sont restés au pays) et Haïti
en
marche
(édité à Miami par les journalistes
explusés en 1986) paraissent chaque semaine.Haïti
aujourd'hui paraît chaque mois depuis Miami,
il est vendu 10 gourdes en Haïti.
Libèté était l'hebdomadaire
principal en langue créole, les autres journaux n'y
consacrant que de rares rubriques. Lancé par un prêtre
breton, le père Urifié, il a cessé
d'être publié en septembre 1998 après
avoir atteint un tirage de 25 000 exemplaires. Deux mensuels
en créole paraissent encore : Bon
Nouvel, catholique, qui tire à
20 000 exemplaires, et Boukan, méthodiste.
Les commerçants diffusent un mensuel gratuit, Audience,
il faut également signaler conjonction,
revue à périodicité variable d'inspiration
sociologique, littéraire et culturelle de l'Institut
Français d'Haïti.
A Paris, on peut trouver une semaine en Haïti,
fondée en 1986, publiée par le collectif "Haïti
en France", et Haïti hebdo depuis novembre
1992.
Un article sur la presse haïtienne ne serait pas complet
si l'on omettait de parler d'Aubelin Jolicoeur, qui a inspiré
à Graham Greene le personnage de Peitit Pierre dans
les comédiens. Jolicoeur est maintenant
connu pour sa rubrique mondaine au charme désuet
du Nouvelliste. Il est incontournable dans le milieu
local. On aime ou on n'aime pas ce patriarche à la
canne au style mielleux; en tout cas, il ne laise pas indifférent.
Jugez-en par vous même.
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