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Née en 1964, cette jeune
écrivaine Haïtienne, établie aujourd’hui
en France, a vécu aux Etats-Unis et à
Porto Rico. Diplômée en communication
publique et en anthropologie, elle publie dans diverses
revues de nombreux textes en prose, et prépare
un roman ; Très active et dynamique, menue
et sémillante femme, cette artiste de l’écriture
sait concilier vie de famille (un mari et deux enfants)
et engagement dans la littérature.
Elle a écrit une pièce
de théâtre, Mes voisines d’en haut,
dont le théâtre de l’Essayon a
fait une lecture publique, le samedi 6 décembre
1997. « Chaque samedi après-midi, dans
ce théâtre qui se consacre exclusivement
à la création d’œuvres inédites
d’auteurs vivants d’expression française…,
nous nous consacrons à l’écoute
d’une pièce nouvelle lue par un acteur
seul à la table ». une salle presque
pleine écoutait ce jour-là, avec un
vif intérêt, la pièce de Pascale
Blanchard-Glass, dont l’argument était
le suivant : « Dans un deux-pièces de
la banlieue new-yorkaise, deux femmes, Donna –
une obèse légèrement retardée-
et sa vieille mère sourde s’aiment, se
haïssent, se déchirent. La visite d’une
amie d’enfance de Donna, Patricia, femme éduquée
et réussie, bouleversera tragiquement leurs
vies. »
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Correspondance
du Nouveau Monde (l’Harmattan, Paris 1995)
Ce recueil de nouvelles est la première œuvre
qu’ait publiée Pascale Blanchard-Glass
se compose de onze nouvelles qui, toutes d’une
manière différentes, évoquent
la rencontre, plutôt « mordante »,
du Nord et du Sud. Toutes parlent de la confrontation
des mœurs des pays industrialisés et de
celles des pays du tiers-monde, et toutes témoignent
du souci de relativisés les points de vue,
quel que soit le lieu « d’où l’on
perçoit. »
S’inspirant de la science-fiction, certaines
nouvelles, comme une drôle de comète
ou le concours des mages, tournent en dérision
les prétentions de puissances exhibées
par les « grands » du monde terrien, politiciens,
économistes ou scientifiques. Ce regard critique
sur le progrès économique se double
d’une nostalgie tout à fiat émouvante,
lorsqu’il évoque à la manière
des contes traditionnels l’histoire d’une
petite goutte d’eau. En effet, dans des promenades
qui ont mal tourné, la « fille d’une
chute d’eau cristalline » quitte Porto
Rico, son île natale, pour une grande ville
d’Amérique où elle découvre
une réalité décevante. Ici, la
nostalgie du pays natal qui se confond avec la nostalgie
d’un état naturel, d’une civilisation
primitive.
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