Citons Beethova Obas, le "troubadour" (musique
de la rue qui puise son origine dans le son cubain
rapporté par les travailleurs migrants. Porteur
d'un message idéologique assaisonné
de rythmes qui fleurent bon Port-au-Prince; James
Germain, qui navigue dans les eaux des musiques créoles,
"compas" et zouk avec une ferveur à
la Bob Marley; Zshea, la "Madonna créole",
le "groove" de la musique "compas",
Michel Martelly "Sweet Micky", la belle
voix de la nouvelle vague du "compas" moderne
avec ses synthés (cet artiste est souvent comparé
à Franky Vincent).
Parmi les chanteuses, citons Martha Jean-Claude, Carole
Demesmin et, plus près de nous, la belle voix
d'Emeline Miche, qui vit en France. Mais surtout Toto
Bissainthe, dont l'interprétation de chants
vaudous dépouillés l'a consacrée
comme la plus grande chanteuse et actrice haïtienne,
aujourd'hui décédée. Yole Dérose
chantait autrefois accompagnée de son mari,
Ansi Dérose, aujourd'hui disparu. Elle est
maintenant une organisatrice de concerts reconnue.
Sur la scène musicale actuelle, nous retrouvons
Strings, Zin, Azor, et Shleu shleu, qui commencent
à percer à l'étranger.
Parmi les chanteurs haïtiens ayant percé
à l'étranger, citons Emeline Miche,
Teri Moïse et surtout le trio des Fugees travaillant
aux Etats-Unis et connu pour la superbe reprise à
la sauce rap du grand succès de Dee Dee Bridgewater
"Killing Me Softly" et plus récemment
pour le "Maria, Maria" de Wycleff Jean accompagnant
le virtuose mexicain de la guitare Carlos Santana.