La musique "racines"
à émergé à la fin des
années 1970 résultant de la fusion
de la musique vaudoue et des rythmes jazz étasuniens.
Au milieu des années 1980, la plupart des
groupes s'appuient sur des textes qui disent clairement
le besoin de changement. Sur les rythmes vaudou
sont superposés les guitares électriques,
les claviers et le chant. Le groupe le plus connu
est Boukman Ekspeyans, à la forte conscience
politique. Si, par le passé, ils brocardaient
Préval pour son penchant pour la bouteille,
leur "meringue 2001" fait allusion claire
au goût pour le pouvoir du président
Aristide dépeint sous les traits d'un enfant
appelé "Titide". Citons également
Boukan Ginen, Foula, Sanba-Yo, Koudjay, et RAM et
enfin Jhon Steve Bromachè, qui, après
la disparition du groupe Tom-Tom, a poursuivi seul
son parcours de chanteurs contestataire. Depuis
la fin de la dictature, ces groupes n'ont cessé
de critiquer les excès des régimes
en place.
Soulignons encore la grande originalité du
"lambi jazz" de Turgot Théodat,
qui, non content d'être un bon joueur de saxophone
abandonne souvent son instrument pour souffler dans
un lambi. A noter enfin, l'attrait intact que conserve
la chanson française, en particulier la variété
sentimentale.