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Les
cérémonies ont lieu dans un oumfo,
Le oumfo est un temple ou les
lwas, encore nommés “ mystères
” ou “ ange ”, disposent
de leurs cases propres (kay mistè ou cases à
mystères) et reçoivent les hommes, leurs
serviteurs. Au centre du pérystile,
véritable salle de danse où les loas se
manifestent, diverses offrandes ou de nourriture sont
disposées autour du socle du
“ potau-mitan ”. Sur l’autel
sont disposés les objets emblématiques des
lwas : des cruches habillées à leurs couleurs,
des bouteilles, ou des po-tèt (pot de tête)
dans lesquelles sont enfermées des âmes,
maintenues proches des lwa afin d’obtenir leur protection
(cf : le vaudou Haitien - Alfred METRAUX – Gallimard
1958). |

Une cérémonie du vaudou se déroule
autour d'un poteau-mitan
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Vèvè du lwa legba
Auteur : Gary LEGRAND - peintre haitien |
Sous
la direction d’un hougan ou d’une mambo.
Les fidèles y viennent pour entrer en relation
avec les loas qui ne sont pas, à proprement parler,
pas des dieux mais plutôt des esprits
surnaturels assurant un relais avec le monde
invisible ; on s’adresse rarement à Dieu.
Le poteau- mitan joue un rôle
important, il représente le chemin que prennent
les esprits pour se manifester aux humains, un trait
d’union emblématique entre l’homme
et l’invisible. Sur un plan plus palpable, on
peut le considérer comme étant un axe
de soutien à une toiture, à une construction.
Celle-ci étant faite pour nous protéger
contre les rayons du soleil et des intempéries.
Et ce contre-poids que représente ce pilier existe
aussi dans la vie quotidienne, notre vie active. Il
peut être l’axe sur lequel se base la justice
dans une société démocratique.
Dans
les sociétés traditionnelles patriarcale
ou matriarcale, il désigne le chef de famille.
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figures symboliques tracées sur le sol les attirent.
Ils prennent alors possession des fidèles ont dit
qu’ils les "chevauchent". Durant la transe,
le fidèle se conforme au comportement attribué
au loa : tel qui, par exemple, est chevauché par
Ogoun se montre menaçant, tel autre
“ cheval ” de Dambalah, imite
la reptation du serpent et parle d’une voix sifflante.
Chaque fidèle, par héritage ou par prédilection,
est lié à un ou plusieurs loas. |
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Le
panthéon des loas est très complexe : certains
viennent d’Afrique (culte Rada), d’autres
sont nés à Saint–Domingue ( culte
Pétro ). Ils commandent aux éléments,
se montrent tantôt bons, tantôt méchants
et entretiennent des relations. Papa Legba est un des
plus importants. |

Autel d'un boko
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Il
assure la communication avec le monde invisible et il
est souvent assimilé à Saint–Pierre.
Un groupe particulier de loas est lié à
la mort, ce sont les guédés : Baron Samedi,
Baron La Croix, la Grande Brigitte. Le mois de novembre
leur est particulièrement consacré. |
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