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VAUDOU, ZOMBI,
ACTE DE SORCELLERIE ET SOCIETE
Quel
malaise traduit la société haitienne avec ces temples
de dieux hiérarchisés, ces sociétés
secrètes de chanpwèl, de zobop
et autres, capable selon la rumeur populaire de se transformer
en loup garou pour effectuer les pires méfaits
? Les zombis ne seraient-ils pas l'image d'un
peuple qui a perdu l'espoir en ceux qui les gouvernent ? Aujourd'hui
de nombreux zombis errent tels de pauvres diables dans la capitale,
à la recherche d'un toit, d'un travail, pour leur sortir
de cet état de zombi que le pays produit en quantité.
Les bourreaux ont peut-être changé de couleurs, mais
ils sont toujours présents. On est plus esclave de champs
de canne à sucre mais de l'indifférence et de la
misère et c'est tout l'état rêvé qui
est le zombi de lui-même.
Les
loups garous sortent la nuit et transforment
les enfants qu'ils attrapent en poisson pour pouvoir enfin se
régaler, les humains sont transformés en poules
ou bœufs pour ensuite être vendu aux marchés
car la population à faim, elle nourrit son imaginaire d'hommes
et de femmes dans un pays où le PIB par habitant ne permet
pas d'acheter quelques kilos de viandes pour nourrir la chaire
de ces pauvres. Alors dans un tel pays, ceux qui arrivent à
survivre un peu mieux que les autres ne peuvent avoir réussi
qu'en pactisant avec le diable.
Dans
"le barbare imaginaire" Laënnec
HURBON, docteur en sociologie, en posant une curieuse question
"Pourquoi Haiti produit-il des zombis" l'auteur Jacmélien
analyse la part du réelle et de l'imaginaire dans les récits
de sorciers, zombis et cannibale dans la société
Haitienne. Cette surprenante étude est recommandée
à ceux qui veulent aller plus loin dans leur analyse.
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