| La côte des Arcadins,
située dans l'autre direction, fait face à deux îlets de mangroves,
dans le golfe de la Gônave, et propose plusieurs hôtels avec des belles
plages. Celui de Moulin-sur-Mer permet de visiter le musée colonial Ogier-Fombrun
sur l'ancienne habitation Ogier, qui abrite encore les vestiges d'un aqueduc.
L'architecte Gérard Fombrun a reconstitué les éléments
de la vie coloniale dans ce musée très intéressant à
visiter. C'est de la côte des Arcadins que l'on s'embarque pour la Gônave.
Cette île servit de refuge aux Amérindiens lors du massacre de la
cour de la reine Anacaona de Léogâne (royaume du Xaragua), suivant
l'ordre d'Ovando, qui la fit juger, condamner et pendre sur une place de Santo
Domingo en 1503. Anacaona paya de sa vie la résistance du Xaragua, resté
seul insoumie à l'arrivée de l'Espagnol Ovando. Ce dernier réduit
en cendres le royaume, n'épargnant ni femmes, ni enfants, ni vieillards. Les
Amérindiens appelaient lîle de la Gonâve Guanabo (gros
lézard vert), pour symboliser cette île verdoyante. La Gonâve
compte parmi l'un des principaux sites préhistoriques d'Haïti. C'est
l'un des plus importants fournisseurs de matériels lithique et d'ossements
humains précolombiens. Les crânes trouvés à l'île
de la Gonâve et les vestiges des cultures Arawak et Taïno attestent
de la présences d'aborigènes. Une équipe de Canadiens d'origine
amérindienne travaille actuellement à Nan Café sur les vestiges
taïnos.
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