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Chaque année, de nombreux étudiants
arrivent sur un marché déjà encombré
de chômeurs sans bagages réels. Difficile dans
ses conditions de mettre les chances de son côté
dans un pays où la sélection est d’autant
plus rude.
Les écoles prodiguant un enseignant de qualité
avec des professeurs compétents sont très
peu nombreux. D’ailleurs les frais de scolarisation
sont inaccessibles au grand nombre. Seule la moyenne et
la haute bourgeoisie peuvent y faire face. De plus, les
provinces sont complètement oubliées…2/3
des établissements secondaires et professionnels
se concentrent dans les grandes villes dont une bonne partie
dans la capital.
Comment
les provinciaux peuvent –ils faire face aux frais
de déplacements, de logements alors qu’ils
ont à peine de quoi subsister ? Le
ministère à bien fait une tentative "hypocrite
"de réforme du système éducatif,
réforme boudée par les concernés. En
effet comment faire le contraire lorsque les moyens financiers,
structurels et techniques ne sont pas réunis pour
permettre aux écoles de fonctionner normalement ?
D’autre
part comment un état chancelant comme celui d’Haiti,
secoué par des coups d’état à
répétition et plus préoccupé
par les besoins de la minorité bourgeoise peut –
il accorder une quelconque importance à la formation
de sa jeunesse qui compose pourtant une grande partie de
sa population ? ( plus de la moitié de la population
à moins de 25 ans)
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