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La deuxième édition du Festival du film à
Jacmel débute ce 9 juillet dans la métropole du
Sud-est. Environ 100 courts et longs métrages en provenance
de plus de 30 pays, dont Haïti et d’autres pays des
Caraïbes, seront projetés gratuitement jusqu’au
16 juillet 2005, selon les organisateurs.
Durant une semaine, les cinéphiles venus
d’horizon divers auront à apprécier ou réapprécier
ces réalisations d’auteurs haïtiens, caribéens,
latino-américains et autres et échanger leur point
de vue quant au rôle joué par le septième
art un peu partout à travers le monde.
« Le Festival du film à Jacmel un
voyage à travers l’espace, le temps, les cultures
et les regards sur le monde. C’est aussi une fenêtre
ouverte sur la vie de ceux qui habitent de lointaines contrées
qu’on avait jamais eu la chance de visiter », selon
David Bell et Patrick Boucard, co-directeurs de la deuxième
édition et fondateurs en 2004 de cette activité
culturelle.
Pour faire face à la non disponibilité
de versions française d’un certain nombre de films,
la deuxième édition du Festival du Film s’est
dotée d’une équipe de 30 jacméliens
qui ont travaillé sans arrêt « depuis deux
mois et demis » à les doubler en Créole.
Selon les organisateurs, le travail de traduction
et d’enregistrement en Créole aura été
un « volet incontournable » dans l’accomplissement
de leur mission « eu égard au taux élevé
d’analphabétisme » en Haïti.
Jacmel est l’une des villes les plus célèbres
d’Haïti. C’est là que sont nés
les poètes et écrivains Roussan Camille, Jean Métellus,
René Depestre et d’autres intellectuels et artistes
haïtiens. Cette ville, fondée en 1698 et surnommée
Cité Alcibiade Pommeyrac par ses fils, attire les touristes
par ses montages, ses plaines, ses plages et son carnaval. C’est
là aussi que le libérateur du Venezuela, Simon Bolivar,
s’était réfugié en 1816.
Source : Alter presse [do apr 08/07/05 12 : 06]
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