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Ile à vaches :

Le peuplement de l’île à vaches a été assuré par deux vagues d’immigration de Noirs américains. La principal intervint 1863, 1764 Noirs libres des Etats-Unis et du Canada s’installent à l’île à Vaches. Ce mouvement d’immigration a été initié par le président Geffrard par l’intermédiaire de son chargé d’affaires à Washington, le colonel Ernest Roumain. Des terres furent distribuées, les frais de voyage et les premières dépenses d’installation payées par la caisse publique.

Le premier mouvement a été décrite par Montague. Au printemps 1862, les autorités fédérales étasuniennes se trouvaient confrontées au problème de nombreux Noirs américains dont les fortunes de la guerre avaient remis le sort entre leurs mains. En septembre 1862, Bernard Kock avait été porteur à Washington d’un contrat d’exploitation des forêts de l’île à Vaches, y compris l’exploitation des garrigues. La main-d’œuvre devait être Noire et l’octroi de la nationalité automatique concernait 500 émigrants. Au 31 décembre 1862, un contrat de 250 000 dollars fut signé entre le président Lincoln et Bernard Kock pour l’aménagement d’une colonie de 5 000 Noirs libres à l’île à Vaches. Le nombre a été réduit ultérieurement à 500 pour une valeur symbolique d’un dollar signé avec la firme new-yorkaise Forbes et Tuckerman. En effet le premier contrat avec les autorités fédérales ne fut jamais entériné en raison de la mauvaise réputation de Kock..

L’île à vaches doit son nom aux importants troupeaux de bovins qu’on y rencontre et qui sont restés après l’abandon de l’île par les Espagnols. Elle est située au large des Cayes et occupe une superficie de 4 800 ha.

A deux ou trois milles en mer, en face des Cayes, cette île à bovins est un ancien repaire des flibustiers qui attendaient le passage des galions espagnols, en provenance de l'Amérique centrale et en route pour Santo Domingo, leur dernier port d'avitaillement avant le grand sud à travers l'Atlantique. Au XVII siècle, le flibustier anglais Henry Morgan en fit sa base avant son expédittion contre Panamà. Seul demeure le souvenir de son bateau, qui a explosé quelque part dans les eaux proches. Aujourd'hui, l'île, tout en pentes douces, lacs et villages , vit au rythme des marchés en pentes douces, lacs et villages, vit au rythme des marchés de MADAME-BERNARD (lundi et jeudi), la "capitale", qui voit s'approcher, merveilleux spectacle, des nuées d'esquifs venant d'autres villages ou de la terre ferme. A Port-Morgan un complexe hôtelier de luxe, d'un groupe franco-haïtien, habilement intégré dans le paysage, offre une marina et des bungalows dans le style des kays paysannes pour un séjour axé sur la mer, le sport et la gastronomie.

Hébergement : Port Morgan
B.P. 118, Les Cayes
Tél : 286-1600
portmorgan@compa.net

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