L'impression
ressentie par le visiteur en présence de
ces monuments résulte certes de leur qualité,
mais aussi de leur environnement grandiose où
la noblesse des formes naturelles et l'architecture
s'harmonisent en une unité paysagère
remarquable. La volonté de préserver
cet écrin naturel et les réalisations
du roi Christophe fut à l'origine de la création
du Parc national historique, qui, à partir
de cette ligne directrice, s'est doté d'objectifs
bien définis :
-Culturels : préservation et mise en valeur
des zones monumentales (citadelle, le fort des Ramiers,
le palais de Sans-Souci, et les vestiges coloniaux)
-Paysagers : protection et mise en valeur des milieux
caractéristiques de cette région (mornes
volcaniques, mornes calcaires, vallées,)
-Humains : amélioration des conditions de
vie dans la région
La complexité des problèmes, le souci
de mener une cation efficace et d'éviter
la dispeersion ont conduit à limiter sa superficie
à 25 km carré. Le parc se trouve ainsi
délimité au nord par le site de Sans-Souci,
de la route d'accès à la citadelle
jusqu'à la ravine Brisement; à l'ouest
par le versant ouest de la chaîne du Bonnet-à-l'Evêque
jusqu'au Grand Gouffre, à l'est, il coupe
la vallée de Dondon entre les mornes Golignant
et Bellevue, au sud, il longe les crêtes des
mornes Corneille, Ginette et Jérôme.
L'occupation
de la zone est décrite dès le XVII
ième siècle, lorque les boucaniers
y trouvent une chasse abondante de gibiers et de
sangliers (Grand Boucan). Par la suite, plusieurs
habitations s'installent sur l'ensemble du territoire.
Par contre, les vestiges précolombiens hors
des limites actuelles du parc. Jusqu'au milieu du
XVIII ième siècle, cette région
ne participe guère à l'expansion rapide
de Saint-Domingue. La proximité de la frontière
espagnole (Saint-Raphaël) n'encourage pas d'installations
à gros investissements au-delà de
la période du Cap et de la plaine du Nord.
Les quelques habitations implantées produisent
surtout du tabac, du cacao et de l'indigo. C'est
l'introduction du café en 1738 qui va apporter
la richesse à cette zone où subsistent
encore les noms d'anciennes caféières
et des vestiges de constructions industrielles :
un moulin à Lafitte, un puis à Briquis,
des glacis avec le reste des canalisations Junca,
un séchoir à Arnaud, alors que les
bâtiments ont été pour la plupart
rasés.