En
haïti il existe différentes variétés
de piments aux formes et aux teintes variées
: allongés, étroits et petits, ou
bien ronds et côtelés , ils peuvent
être verts, rouges ou jaunes et plus ou
moins foncés selon leur maturité.
On appelle bonda jac (en créole, le derrière
de madame jacques) ceux qui sont rebondis et fendus.
Les petits arbustes hauts comme trois pommes sont
courants dans les jardins, ce qui n'empêche
pas une importante culture commerciale. Comme
le sel, le piment est un condiment indispensable
à la gastronomie des îles. Jeté
entier dans une marmite, haché menu dans
certains plats, mélangé dans les
achards, il assaisonne tous les mets. Sur la table,
la maîtresse de maison prend soin de présenter
une assiette pleine de morceaux de piment que
chacun pourra piquer du bout de la fourchette
pour en tamponner légèrement son
assiéttée. Loin de tuer les saveurs,
le piment révèle l'essence des plats.
Le tout est de savoir le doser sagement.
Pouvoirs
cachés
En dehors de ses vertus gustatives, on lui reconnaît
également des vertus curatives. Les Amérindiens
utilisaient déjà les fleurs comme
cataplasme sur les plaies et les blessures, et
le fruit comme additif aux flèches empoisonnées.
En médecine populaire, on l'emploie toujours
en friction contre les douleurs rhumaismales et
les bronchites. En cataplasme contre les furoncles
et en infusion contre les maux de gorge.