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| OGOU
FERAY ( FERAILLE) |
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Ogou
feray, lwa des forgerons, du feu et de la guerre, a pour
emblème le sabre ou la machette des tribus
yoruba du Nigeria. Ses animaux préférés
sont le bélier et le coq rouge. C’est un lwa
de la famille Nago intégré au rite
rada. Il est connu pour sa vaillance guerrière.
"Monté par Ogou Feray, les résistants
haïtiens écrasèrent la vieille infanterie
française pendant la guerre de libération.
Ayant contribué à l'indépendance de
ce pays, Ogou Feray est l'objet d'une vénération
particulière. Sa couleur préférée,
le rouge, revoie au feu qui est son domaine propre. Il est
aussi cependant le lwa de la fertilité,
car il entretient les rapports intimes avec "Erzulie"
qui personnifie la beauté et la sensualité
et réside dans les eaux. On dit également
que ogou est le cousin de zaka, lwa de l’agriculture,
et qu’il a pour fils adoptif le lwa brave-gédé,
qui préside à la mort et dont l’attribut
symbolise le phallus. |
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| LOKO
OU LOCO |
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L’esprit
de la végétation est le dieu loco
qui est le plus étroitement associé aux arbres
dont il n’est d’ailleurs qu’une personnification.
C’est lui qui donne aux familles
leurs propriétés curatives et leurs vertus
rituelles. Loco fait donc figure de dieu guérisseur,
protecteur des « docteurs-feuilles »
qui ne mangent jamais de l’invoquer avant d’entreprendre
un traitement un traitement médical. Il est aussi
gardien des sanctuaires. Il est conspiré à
un hougan invisible ayant autorité sur tous les sanctuaires
d’Haïti et qui possède aussi la clef des
houmfo.
Le
culte de loco se confond avec celui des arbres, tout spécialement
avec celui des mapous ou fromagers antillais qui sont les
hautes essences d’Haïti. Les offrandes qui leurs
sont offerts sont déposées dans des sacoches
accrochées aux branches de l’arbre sacré.
Les
attributions et le caractère des esprits
de la nature ne sont pas toujours revelés
par leur apparence extérieure, c’est à
dire par les déguisements ou comportement de leurs
possédés, ainsi, loco a beau être une
personnification des plantes, il n’est identifiable,
lorsqu’il se manifeste qu’à la pipe que
fume son serviteur et à la canne qu’il tient
à la main. |
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| LES
MARASSAS ( JUMEAUX) |
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LES
JUMEAUX ( MARASSA) vivants et morts sont investis
d’un pouvoir surnaturel
qui fait d’eux des êtres d’exception.
Dans le panthéon vaudou, une place privilégiée
leurs est réservée à côté
des grands « mystères ».
D’aucuns prétendent même que les MARASSAS
sont les plus puissants que les LOAS.
Ils sont invoqués et salués au début
d’une cérémonie, tout de suite après
LEGBA. Dans certaines régions, ils
ont la préséance sur cette divinité.
Toute
famille compte des jumeaux parmis les siens ou dans une
de ses lignées ancestrales doit, sous peine de «
châtiment », leurs faire des offrandes
et des sacrifices. Parfois, une famille frappée par
une succession de malheurs apprend de la bouche d’un
hougan qu’elle punit pour avoir négligé
les MARASSA appartenant à sa lointaine parenté,
"au temps de la Guinée". On considère
aussi comme MARASSA l’enfant qui naît avec les
doigts adhérents, signe auquel on reconnaît
qu’il à "mangé" son
frère jumeau dans le sein maternel.
L’enfant
qui, dans l’ordre des naissances, suit immédiatement
les jumeaux est appelé le DOSSOU
si c’est un garçon, la DOSSA
si c’est une fille. Unit en sa seule personne la puissance
des deux et possède donc un pouvoir plus étendu
que le leur. « Le DOSSOU est plus fort que le
MARASSA, plus fort que les LOAS. » |
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| SIMBI
- IAN PAKA |
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Les
simbi eux aussi sont les gardiens des souras et des mares.
La fraîcheur de l'eau leur est indispensable. Les
personnes possedées par simbi demande constamment
de l'eau en vouvrant et en fermant la bouche comme un poisson.
Leur manifestation se déroule généralement
près d'une fontaine ou d'une rivière ou d'une
source d'eau et leurs chants mentionnent expressement celle-ci
comme leurs demeure de prédilection.
Les
enfants qui vont chercher de l'eau aux sources s'exposent
à être enlevés par simbi qui les entraîne
sous l'eau pour en faire ses domestiques.
Après
quelques années, il les renvoie sur terre et, en
récompense de leur peine, leur octroie le don de
clairvoyance.
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Déesse herzuli |
Cousin
Zacca: Zacca appelé familièrement "Cousin
Zacca", est un esprit paysan qui favorise les récoltes
et l'élevage.Dans les cérémonies vaudou,
le déroulement de la "crise" est, là
encore, particulièrement sensible. La mano hâte
la venue de l'esprit en touchant la possédée
avec une palme, celle-là même qu'on utilisa dans
les cérémonies initiaitques. Puis, elle présente
au loa ses attributs : le chapeau de paille et le "alfor",
sac fait en feuilles de latanier vert, avec des pompons de
sisal rouges et blancs. Enfin, la houssi chevauchée
ayant "pris pied", le loa peut danser et prophétiser. |
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| Erzulie
Dantor: Le vaudou connaît
trois Erzulie: Erzulie Fredda, qui représente
l'amour tendre et sensuel, Erzulie Dantor qui est l'amour-passion,
à la fois créateur et destructeurs, et Erzulie
Zila qui pourrait être la mère castratrice.
Le symbole d'Erzulie Dantor est un coeur
transpercé d'un poignard (poignard que la mambo, possédée,
plonge dans son corsage). Son visage est d'une gravité
extrême et son comportement sera d'une grande violence. |
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| Jean
Dantor: Le vaudou haïtien inculus également
le cousin d'Erzulie Dantor, qui, comme elle, "marche"
sur le signe du feu. Jean Dantor allume ici une "gamelle"
de rhum avec laquelle il "baignera" les fidèles,
leur signifiant ainsi qu'ils peuvent être, s'ils le
souhaitent, "transformés". |
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| Frère
ti Jean: C'est encore un loa de la famille des
Petro. Dans les cérémonies vaudou,
saisi par la possession, le hougan titube et les fidèles
se précipitent pour le soutenir et lui retirer ses
sandales (tout possédé doit avoir les pieds
nus afin d'être en contact avec la Terre-Mère).
Quelques instants plus tard, on lui retir sa chemise et
on noue autour de son torse des foulards à ses "couleurs".
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Agoué:
Esprit de la famille des Rada, originaire du Dahomey.
Pour le servir, les temples vaudou organisent parfois des
sorties en pleine mer pour lui porter des offrandes. Ici,
la mambo interroge le loa qui vient d'apparaître.
S'exprimer en "language", il lui fait comprendre
qu'il est Agoué, maître des flots et qu'il
désire être servi, bien que n'ayant pas été
invoqué. Une hounssi apporte une petite chaise figurant
la "barque d'Agoué", tandis qu'une autre
présente la "batouelle" (sorte d'aviron
orné de paillettes) tout en soufflant dans une conque
marine (le lambi) |
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Baron
Samedi: Servi suivant le rituel de Guinée,
Baron Samedi, faisant face aux tambours, apparaît
ici avec ses principaux attributs. Sur le document placé
à gauche il tient une bouteille de sa boisson préférée:
du rhum brut dans lequel ont longuement macéré
des piments "rouges". De temps à autre,
Baron Samedi avale une rasade de ce breuvage de feu et tend
sa bouteille aux fidèles qui ont intérêt
à refuser poliment. |
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