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Depuis
le 15 octobre 1994, date du retour du président
Jean-Bertrand Aristide, la vie politique est quelque
peu sortie de sa torpeur induite par trois ans de
coup d'Etat. Des élections législatives,
municipales et locales ont été tenues
en mai 2000, mais elles ont malheureusement confirmé
la volonté d'hégémonie du parti
de l'ancien président Aristide et l'incapacité
pour l'opposition de parler d'une voix unique, de
trouver un chef ayant de l'envergure, sachant parler
au peuple. Gourgue n'ayant aucune assise populaire,
il lui est difficile de tenir ce rôle. Enfin,
on ne peut que constater l'absence d'intérêt
pour les conditions de vie du peuple de la part de
la majorité du personnel politique, qui n'a
bien souvent tête que son enrichissement personnel.
Le président Préval avait en son temps
appelé le peuple à se serrer la ceinture,
la question qui se pose est jusqu'à quand la
population supportera une aggravation continuelle
de ses conditions de vie.
Dans l'ensemble, la classe politique est très
peu représentative de l'opinion publique. Les
très nombreux partis qui se sont formés
après la chute de Jean-Claude Duvalier ne survivent
qu'à travers le clientélisme traditionnel
en Haïti. Le perti Lavalas s'est scindé
depuis la création du parti lafanmi Lavalas
par l'ex-président Aristide et a pour rival
l'OPL (Organisation du peuple en lutte), à
laquelle appartient M. Smarth, le retour au pouvoir
d'Aristide a par ricochet, permis à 16 partis
d'opposition de se regrouper. Au-delà de leur
inimitié pour le président, on attend
d'eux une véritable plate-forme de gouvernement
et de contre-propositions pour juger de leur crédibilité.
Périodes clé de la politique haïtienne:
-La période
révolutionnaire (1789-1804)
-De la proclamation
de l'indépendance à la chute de l'Empire
(1804-1859)
-Les gouvernements
républicains (1859-1915)
-L'occupation
américaine (1915-1934)
-Les autorités
de fait (septembre 1991-octobre 1994)
-Aujourd'hui
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