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| L’économie
est essentiellement tournée vers l’agriculture.
Une agriculture de subsistance dont les surplus
sont commercialisés par les femmes. La part
vouée à l’exportation est désormais
très mince (un peu de café, des écorces
d’oranges, etc…) la pêche n’a
jamais été un secteur très
productif. Les principaux gisements ( bauxite à
Miragoâne, cuivre à Terre –Neuve,
lignite à Mirebalais) sont fermés.
Quant au secteur secondaire, hormis
l’artisanal et les petites unités de
transformation de produits agricoles (huiles essentielles,
clairin, rhum), on est obligé de constater
que les errements politiques de ces dernières
décennies lui ont porté un coup sévère.
Une meilleure image de marque et la mise en place
d’une infrastructure élémentaire
(routes, électricité) pourrait, à
nouveau, attirer les investisseurs. Il en va de
même pour le secteur touristique.
L’apport extérieur
est aujourd’hui la bouffée d’oxygène
d’une économie bien mal en point. On
pense bien sûr aux prêts consentis par
les banques internationales, aux aides multiple
mais surtout de l’argent de la diaspora qui,
chaque mois, en provenance de Miami, New York ou
Montréal permet à des milliers de
familles de survivre. |
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Exportations:
Produits manufacturés (surtout produits alimentaies
en conserves, équipements électriques,
textiles et vêtements), café (10%), produits
artisanaux en bois et un sisal, huiles essentielles,
sucre, câbles et cordes, ficelle.
Importation: machines et produits manufacturés
de base, produits alimentaires et boissons, produits
chimiques et dérivés, graisses et huiles.
Industries et services: Sucre raffiné, textiles,
farine, cigarettes, produits métalliques et
machines, huiles essentielles, ciment, articles assemblés
pour la réexportation, notamment les vêtements,
équipements sportifs, jouets, composants électroniques,
bagages.
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Agriculture: Ce
secteur représente plus de 30% du PIB (1998)
et emploie environ 61% de la population active. Il
est essentiellement constitué de petites exploitation
agricoles. Les terres cultivées manquent, et
le quart de la population rurale ne possède
pas de terre. Le riz, le maïs et les patates
douces sont récoltés deux fois par an.
La plupart de ces productions ne suffisent pas à
satisfaire la demande intérieure. Les 4/5 de
la nourriture doivent être importés.
On pratique la culture de rapport: café, mangues,
canne à sucre, cacao et bois. Les productions
de base sont: riz, bananes, patates douces, maïs,
sorgho, haricots secs, oranges, sisal et cacao. Le
cheptel se compose de bovins, chèvres et porcs.
On note l'insuffisance de farine de blé. |
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Ressources naturelles: marbre, pierre
à chaux, calcaire et marne. Des gisements de cuivre
et d'or ne sont pas encore exploités. Les productions
minières se limitent à la production de matériaux
de construction destiné au marché intérieur.
Les produits manufacturés entrent pour environ 12%
du PIB et emploient 20% de la population active. Les industries
sont concentrées autour de Port-au-Prince et sont
spécialisées dans l'assemblage de produits
importés concernant le baseball, les chaussures et
les vêtements. L'électricité est fournie
à partir de carburants importés, les 2/5 seulement
étant d'origine hydraulique.
Environnement: Sa dégradation est causée par
de grands déboisements, et les pratiques agricoles
ont pour conséquence d'accroître la fréquence
des périodes de sécheresse. Seulement 2% de
la forêt initiale subsiste et elle continue de disparaître
au rythme de 4% par an. La biodiversité est encore
riche et des programmes de reboisement sont en cours. Dans
tout le pays, l'érosion des sols est inquiétante.
Tourisme: Traditionnellement une source importante de devises,
il est gravement affecté en ce début de millénaire
par la publicité négative due aux problèmes
politiques et à la pauvreté.
Haïti dépend essentiellement de l'aide extérieure
qui finance en grande partie les dépenses publiques
du pays. Les efforts entreprix pour reconstruire l'économie
depuis le rétablissement du régime constitutionnel
en 1994 se sont heurtés à l'agitation sociale
et à l'absence de consensus entre les partis politiques
autour des réformes. Le diagnostic de la COFACE relève
un risque modéré à court terme et un
risque très élevé à moyen terme.
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