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Bâti
au fond d'une grande rade polylobée et semi-close
communiquant avec la mer par un étroit goulet, Fort-Liberté,
chef-lieu du Nord-Est, consititue une étape indispensable.
On y pénètre par la Grande-Rue, qui se prolonge
en ligne droite jusqu'au fort Dauphin. Au-dessus de l'arc
de triomphe, porte d'entrée de la ville, une inscription,
"la douceur dans l'effort", reflète le
caractère somnolent de la cité, restée
longtemps à l'écart du développement
régional. Le plan en damier, qui date du mileu du
XVIII ième siècle, est celui d'une ancienne
ville de garnison, qui s'appelait alors Fort-Dauphin. La
signature de l'indépendance sera proclamée
ici le 28 novembre 1803 par Dessalines, Christophe et Clerveaux.
Plus tard, le 26 mars 1811, Christophe s'y fera proclamer
roi du Nord; il baptisera alors la ville Fort-Royal, nom
qu'elle predra à la fin de son règne, au profit
de celui de Fort-Liberté. La cité a beaucoup
souffert du tremblement de terre de 1842, mais on peut encore
observer plusieurs maisons à l'étage inférieur
ancien ou à balcon en bois, datant de l'époque
coloniale. Au centre de la Place d'Armes, conçue,
en 1740 mais profondément modifiée par la
suite, la fontaine est entourée de canons récupérés
au fort Dauphin après l'indépendance.
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A
visiter absolument
Les Forts de la Bouque
est situé à l'embouchure est de la
baie de Fort-Liberté, on le rejoint avec
un canot, à moteur ou une barque depuis l'embarcadère
situé près près de la douane.
Il faut s'adresser aux pêcheurs pour
faire une excursion dans la baie et accéder
aux quatre forts de la rive occidentale du goulet,
la "bouque" que les Français ont
construits pour défendre l'accès à
Fort-Dauphin. Du sud au nord : Le Fort Saint-Frédéric,
commencé en 1740 et resté au nord;
le Fort Saint-Charles, édifié dans
les années 1740, et la Batterie de l'anse,
qui date de 1756, avec son parapet en ligne brisée
du côté de la mer et sa poudrière.
Bâti sur l'emplacement d'un ancien fort espagnol,
le Fort la Bouque reçut sa première
garnison en 1736 et servit de prison d'Etat sous
l'empereur Faustin 1 er. Les ruines de son donjon
carré sont entourées d'un fossé,
le tout étant placé dans une enceinte
fortitiée. Une partie des matériaux
utilisés pour la construction de tous ces
forts provenait de France, et servait, de même
que les fûts de canon, de test aux navires.
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L'arc de triomphe est une structure
monumentale de couleur jaune édifiée
au début du XX ième siècle
à l'entrée de la villle. Vous
visiterez également la fontaine coloniale.
Placée sur la Grande rue, cette fontaine
est construite en pierre de taille importée
de France. Elle est maintenant peinte en rouge
et encastrée entre deux maisons.
La place d'Armes date de l'époque coloniale,
elle a subi de grandes transformations depuis
le XVIII ième siècle. Une fontaine
est placée au mileu de la place, elle
a été achevée en 1787.
Elle a suscité des polémiques
à cause de son coût exorbitant
à l'époque.
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| Le
Fort Dauphin ou Fort Saint-Joseph se
trouve au bout de la Grande rue, à la
Pointe de Roche. Le fort a été
construit dans le prolongement de l'axe central
de la ville. C'est, depuis 1730, un lieu stratégique
parachevant le système défensif
de protection de l'intérieur des terres.
Il a été achevé en 1735,
à l'exception des plates-formes des batteries
en 1743. Vous poursuivrez votre visite par l'île
Bayau, qui était le lieu de prédilection
des flibustiers aux XVII ième siècles.
L'ouest de l'île était alors réservé
au carénage des grands vaisseaux. |
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