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Gonaïves
Gonaïve, troisième ville du pays, mais première ville historique d’Haïti. Ville qui a vu l’arrestation et l’embarcation de Toussaint Louverture pour Cap-Haïtien puis vers la France. Ville qui à assisté aux réunions des insurgés le 1 er janvier 1804 devant l’autel de la Patrie pour déclarer l’indépendance et octroyer à Jean-Jacques Dessaline l’autorité suprême. Gonaïves, ville de l’indépendance ou naît depuis toujours les cœurs insurgés.


     
Gonaïve est une ville chaude et poussiéreuse constituant une sorte de carrefour d’où peut rallier le Cap, Port-de-paix, et Hinche via saint-Michel-de-l’Attalaye. En dépit de la proximité de marais salants et de présence d’un petit port, on n’a pas l’impression de visiter une ville côtière. Pour tous les haïtiens, Gonaïves est la « cité de l’indépendance » puisque c’est sur la place d’Armes, à l’ombre du palmier de la liberté, que fut proclamée l’indépendance du pays, le 1 er janvier 1804. L’acte officiel fut rédigé et signé à l’habitation Vernet et Boisrond-Tonnerre passa à la postérité en prononçant la tirade suivante : « Pour dresser l’acte de naissance de notre liberté, il faut la peau d’un Blanc pour parchemin, son crâne pour écritoire, et pour plume une baïonnette. » Aujourd’hui, à l’angle des rues Liberté et Toussaint-Louverture, se trouve, le mémorial de l’indépendance.
 
     
  A visiter absolument :

Le port de Gonaïves :
Le port de Gonaïves servait autrefois autrefois à embarquer des produits agricoles en provenance de la plaine de l’Artibonite tels que le café, le riz, le coton, la canne à sucre et le bois de gaïac. Autour du port, le village des pêcheurs avec son alignement de « bateaux-pays » et la construction des casiers pour langoustes. En remontant du village de pêcheurs, empruntez les ruelles qui permettent de voir les vieilles maisons du pays.

Sanctuaires vaudou des Gonaïves : Souvenance et Soukri

Les sanctuaires vaudou de la région des Gonaïves où se déroule de grandes cérémonies dédiée aux esprits de la famille royale du Dahomey ; chants, danses, sacrifices de bœufs et de cabris sont de la partie .


Souvenance :
Souvenance est un lieu de pèlerinage vaudou, notamment à Pâques. La ville se trouve à 10 km de Gonaïves sur la route du Cap.
Après un pont, tournez à droite. La principale fête a lieu le 23 avril et elle dure trois jours. L’entrée du « lakou » consiste en un long mur de parpaing. Vous trouverez un grand « mapou » derrière la propriété où ont lieu les cérémonies. Le lieu est équipé de panneaux solaires assurant la fourniture d’électricité.

Soukri :
Le second temple est connu sous le nom de soukri. La fête principale a lieu le 15 août et dure 15 jours. Soukri Danach est une localité située à 13 km au nord-est de Gonaïves. Le village de Mapou se trouve sur la route du Cap. Vous le trouverez sur le côté gauche de la route, 2.7 km après souvenance. Vous apercevrez sur le côté gauche de la route un pilier d’orientation du XVII ième siècle appelé Boulet-au-poteau. Il mentionne des inscription daté de l’an IV de l’indépendance. A cet endroit, faites demi-tour et 50 m après votre gauche part la route qui mène à Soukri.
Chaque pratiquant du Vaudou à Soukri porte dans le cadre informel, le nom du loa qu’il « sert » ou « qui danse » dans sa tête.

La plaine du nord et le bois Caïman :

C’est ici, un soir du 14 Août 1791, qu’un certain Boukman à galvaniser une assistance d’esclaves, et obtenu d’eux la promesse de se battre pour leur liberté.
Les héros de bronze, monument de verière, érigé en 1955 sous le gouvernement Magloire, célèbre la gloire des guerriers de l’indépendance.

 

 

 
     
 

La salsa à Gonaïves
Pour les amateurs de danse latine, l'Alliance Française propose, depuis le 15 juin 2000, des soirées dansantes les mercredis. Vous complétez votre semaine de salsa en sortant le vendredi soir à la "Chandelle" et le dimanche soir chez "Chachou"

La place bouteille (ou de l’indépendance):
et le mémorial du même nom, rue Louverture. C’est l’endroit où Capois-la mort s’est saoulé pour fêter l’indépendance, d’où son nom. Il s’illustra le 18 novembre 1803 en remportant la bataille du Cap. Un boulet lui enleva le chapeau, mais il cria « en avant ! en avant ! » un second boulet renverse son cheval. L’intrépide Capois se relève rapidement, brandit son sabre et, répétant le même cri, s’élance à la tête de ses hommes. L’ennemi applaudit. Rochambeau, le général français, devant un tel courage, fait cesser la bataille pour présenter ses hommages à l’officier noir qui vient de se couvrir de tant de gloire.

 

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