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A une vingtaine de kilomètres de Petit-Goâve,
en direction des Cayes, s'étend la petite-ville
de Miragoâne. Fondée par les Anglais
autour d'un bassin bien protégé, détruite
au XIX ième siècle au cours d'une des
nombreuses guerres civiles à l'haïtienne,
elle fut ensuite un coquet village, malheureusement
de plus en plus dégradé par l'afflux
incontrôlé et quotidien de centaines
de personnes attirées par les possibilités
d'affaires liées au commerce interlope. Port
important de contrebande, la ville tourne aujourd'hui
le dos à son passé sans se donner les
moyens d'un avenir. Dominant le port du haut de ses
"cent" marches, l'église Saint-Jean-Baptiste
semble, par son architecture, tout droit sortie d'un
paysage breton. A l'intérieur, on verra un
bel autel de marbre, qui avait été prévu
pour l'église de Jérémie.
L'étang
de Miragaône, le second du payspar la superficie,
est surtout fréquenté par les pêcheurs.
Il ser trouve avant le carrefour Desruisseaux, au
km 95 cm en partant de Port-au-Prince juste avant
d'arriver à Miragaône. On l'apercoit
sur le côté gauche, et, en empruntant
un chemin après 1,8 km, on arrive à
proximité. Il faut ensuite laisser la voiture
et s'embarquer sur un canot ou un "bois rond"
pour traverser les joncs, vous distinguerez les canards
sauvages et les tortues. Son aspect tranquille et
sa végétation abondante vous séduiront.
Il est possible de parcourir l'étang seul,
à condition d'avoir un bagage linguistique
pour s'entendre avec les pêcheurs. On peut faire
des excursions autour du lac en faisant appel aux
guides du CEHPAPE.
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Une
fois arrivé en ville, vous visiterez
avec intérêt l'église
Saint-Jean Baptiste, un bel exemple
de cathédrale néogothique.
A proximité de l'église,
vous trouverez le Fort Réfléchi,
à côté de Carrefour-La-Croix.
On aperçoit ses ruines dominant
le cimetière. On y accède
en remontant la route de l'Eglise. Après
l'église, vous prendrez un chemin
sur la gauche au panneau "joe garage".
Après avoir passé le portail
de l'école, vous vous garez et
apercevevrez le fort sur votre droite
en haut d'un morne.Il suffit alors d'escalader
la pente pour y accéder. En plus
des vestiges de ce monument, il y a
un canon posé sur un socle. C'est
tout ce qui reste de la guerre fratricide
entre leibéraux et nationaux
qui a endeuillé les familles
miragoânaises.
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Du
sommet, vous aurez un point de vue saisissant
sur le port et le golfe de la Gonâve |
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Le Fort Réfléchi
Coiffant les collines, au sud
de Miragoâne, cet édifice
tire son nom de la forfanterie de ses
constructeurs qui le donnaient pour
imprenable et pensaient qu'il faudrait
réfléchir à deux
fois avant de l'attaquer. De jeunes
bourgeois mulâtres et libéraux,
regroupés en nombre autour de
Boyer Bazelais, opposants au président
Salomon, s'y réfugièrent
en 1883 pour tenter une ultime résistance
aux forces gouvernementales. Assiégés
pendant des mois, décimés
par la maladie, ils capitulèrent
le 22 octobre et furent massacrés.
Rien sur place ne perpétue le
souvenir de cette tragédie |
L'ancien
gisement de bauxite de Rochelois
L'usine désaffectée abrite maintenant
un entrepôt de vente de voitures d'occasion
importées de Floride. Les gens viennent
de tout le pays à la recherche d'une
bonne affaire.
Pour en savoir plus : http://www.rehred-haiti.net/membres/bme/carriere/carriere3/publication3.doc
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| La
pêche en Haïti
Le faible intérêt des Haïtiens pour
la pêche a donné à cette activité
une place dérisoire dans l'économie
du pays, malgré 1700 km de côtes et un
potentiel non évalué en haute mer, qui
demande à être considéré.
Les vingt mille pêcheurs estimés arrivent
à tirer près des côtes de quoi
subsiter péniblement tout en contribuant à
l'exportation de quelques milliers de tonnes de langoustes,
de crevettes et de lambis, très appréciés
sur les marchés nord américain et européen.
En revanche, la pêche continentale se limite
à deux ou trois étangs très peu
productifs, comme c'est le cas à Miragoâne.
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Mines
de Bauxite de Rochelois
Bordant Miragoâneau sud, le morne Plymouth fut
célèbre pour ses mines de bauxite dont
l'exploitation, pour cause d'épuisement, a
été arrêtée en 1982. Depuis,
l'Etat Haïtien a entrepris dans les fondrières
une expérience de reboisement par l'implantation
de pinèdes sur les pentes les plus menacées
par l'érosion. Le village de Payan, dont les
belles villas encore intactes accueillaient les cadres
de la compagnie minière Reynold's Mining CO,
jouit d'un climat sain et d'une température
fraîche toute l'année.
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Visitez
la ville de Miragoâne avec sérénité
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